Martine Elmaleh, son drapeau breton à la main, est partie de Rennes en car à 4 heures du matin. Elle a rejoint à 9 heures et demi les 2 000 salariés d'Aulnay, de Rennes ou de Poissy qui ont fait le déplacement devant le siège de PSA Peugeot Citroën, où un comité central d'entreprise se tenait le mercredi 25 juillet. Ils sont venus manifester contre le plan social annoncé le 12 juillet. Il prévoit de supprimer 8 000 emplois et la fermeture du site d'Aulnay, en Seine-Saint-Denis.

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A 57 ans, Martine Elmaleh travaille depuis trente-neuf ans à l'usine PSA de Rennes. Sur les 5 800 postes du site, 1 400 devraient être supprimés : "A mon âge, je ne me fais pas d'illusion, mais je suis venue pour me battre pour les jeunes. Je leur laisserai ma place s'il le faut." Sa collègue, Martine Beucher, 53 ans, travaille dans l'équipe de nuit. Elle a dormi une heure et demi dans le car pour être là et reprend son travail ce soir. "Je travaille à la peinture depuis trente-cinq ans et mon emploi est directement menacé. Tout le monde est stressé à l'usine", explique-t-elle.